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Joseph Martinez, "Seigneur de l’arbitrage" Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Joseph Martinez, mineur de surface à la Grand Combe, était descendant d’émigrés espagnols de la région de Murcia. Probablement né à Venissieux, il a longtemps vécu à Tamaris, rue de Pressensé. Comme tous les jeunes de son quartier, il pratiqua le sport qu’il choisit. L’E.S.M.Tamaris fut son club et basket fut son choix. Vif et athlétique, il fit de rapides progrès et nous le retrouvons quelques années après dans l’équipe première managée par Raoul Lhardi et Jean Dolezon.

Cette équipe stimulante avait le potentiel qui lui permit d’être championne du Gard avec accession au championnat excellence du Languedoc.
Malheureusement ou heureusement pour lui, le médecin détecta une anomalie probablement congénitale et lui déconseilla tout effort excessif. En aucun cas découragé, il décida de s’orienter vers l’arbitrage. Les conseils de l’excellent Gaston Layre provoquèrent de rapides progrès
"Pitou", tel était son surnom, gravit tous les échelons et devint arbitre national faisant ainsi honneur à son club l’E.S.M.T., dont il était et restera l’arbitre officiel. Pendant dix ans, dans les salles houleuses de Nice à Bordeaux en passant par Marseille, Montpellier et Toulouse, il fit étalage de sa compétence et de son autorité.
Parallèlement, à cette activité, il dirigea la commission des arbitres du département du Gard. Il convertit et forma de jeunes arbitres qui officient aujourd’hui dans différents championnats.
Suite à la crise de l’emploi à Tamaris, les deux clubs de basket Tamarisiens, que sont l’E.S.M.T. et le S.S.P.T. décidèrent d’unir leurs forces. Pitou fut un artisan de cette fusion qui fabriqua "l’Entente Tamaris" dont il continua d’être l’arbitre officiel avec ceux qui il avait formé dans ce quartier
Il devint même le manager et l’entraineur des l’équipe des filles qui au terme de sa formation, joua les premiers rôles en championnat régional. C’est dire à quel point cet homme fut actif, bien aidé par son épouse Colette et les nombreuses influences qu’il reçu sur place des : Meynier, Lardhit, François Serrano, et j’en oublie …
Malheureusement une maladie implacable le ravit à notre affection.
Il est temps que le gymnase de la Place du Nord, porte son nom comme l’Entente Tamaris à plusieurs reprise l’a demandé à la Mairie d’Alès.

 

Rolland Ragusi – 10 février 2014.
 
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