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Jean Lécuret Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Jean Lécuret et son épouse Anna, créèrent au sein de l’Etoile Sportive des Métaux aidés en cela par François Serrano, une section basket mixte. Ils obtinrent de la ville d’Alès l’autorisation d’inscrire et d’entretenir un terrain place de la Maison du Peuple. Le sol à cet endroit était fait de scories avec pas mal de mâchefer. Je vois encore cet homme qui damait inlassablement cette surface afin de transformer ce tapis grossier en une délicate cendrée, enfin praticable. Les panneaux et leur architecture de soutien furent conçus et fabriqués dans l’usine.

C’est en ce lieu amoureusement préparé que des jeunes, filles et garçons attentifs, firent leur premiers pas dans ce sport importé des Amériques. Ils étaient à l’écoute de "Jeannot", ce bel athlète coureur de demi fond, exigeant de sa personne autant que des autres et très ponctuel. Je les vois encore, son épouse et lui, chacun sur son vélo, avec, accrochés au guidon, des filets copieusement garnis de ballons de cuir, gagnant la Maison du Peuple pour les entrainements en plein air. Leur bonheur, ils le trouvaient dans le bénévolat, le service des autres. Ils consacraient tout leur temps à leur passion. Leur méthode était simple : on s’occupe de tous, pas de sélection prématurée. Au terme d’un cursus de trois quatre ans, les meilleurs se reverront en première, les autres en réserve. En somme, on n’abandonne personne en route.
C’est ainsi que doit fonctionner un vrai club amateur, aujourd’hui comme hier. La valeur suprême étant "l’homme". Néanmoins dans ce climat émergèrent des personnalités fortes comme Raoul Lardhit et François Serrano qui prolongeront un jour et dans cet esprit, le travail de Jean Lécuret.
Nous rappellerons que cette période généra une belle équipe de filles qui jouera les premiers rôles en championnat excellence du Languedoc et dans laquelle brillait la jeune Gisèle Ribot, future internationale.
Mais toute chose ayant une fin, à l’occasion de la fermeture de l’Usine, en 1954, les Lécuret émigrèrent à Marseille et nous les perdîmes de vue.
Heureusement d’autres prirent le relais, mais c’est une autre histoire.

Rolland Ragusi 10 février 2014

 
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